La France s'apprête à modifier son dispositif de soutien à l'apprentissage, en réduisant les montants alloués aux entreprises pour l'embauche d'apprentis préparant des diplômes de l'enseignement supérieur, tels que les BTS, DUT, masters et diplômes d'ingénieur. Cette décision, officialisée par un projet de décret transmis le 13 février 2026, fait suite à une première diminution l'année précédente, où les aides étaient passées de 6 000 euros à 5 000 euros pour les PME et 2 000 euros pour les ETI de plus de 250 salariés.
Ce nouveau resserrement des aides verra le soutien aux petites et moyennes entreprises diminuer à 4 500 euros pour les apprentis en BTS ou DUT, et à 2 000 euros pour ceux en licence, master ou ingénierie. Les grandes entreprises de plus de 250 employés recevront quant à elles 1 500 euros pour les apprentis en BTS ou DUT, et seulement 750 euros pour les cursus plus longs. Néanmoins, une exception notable demeure : l'aide de 6 000 euros sera maintenue pour les apprentis en situation de handicap, soulignant l'engagement continu envers l'inclusion. Le ministère du Travail estime que ces ajustements permettront à l'État d'économiser 200 millions d'euros en 2026 et jusqu'à 700 millions d'euros en 2027.
Ces modifications reflètent une volonté du gouvernement de rationaliser les dépenses publiques tout en cherchant à préserver les dispositifs les plus essentiels. Alors que le contexte économique exige une gestion rigoureuse des finances, il est crucial de trouver un équilibre entre les impératifs budgétaires et la nécessité de soutenir la formation professionnelle et l'insertion des jeunes. L'apprentissage est un pilier de l'économie, offrant des opportunités concrètes et un tremplin vers l'emploi. Il est impératif que les politiques publiques continuent de valoriser ces parcours formateurs, en s'adaptant aux réalités économiques sans compromettre l'avenir des jeunes talents. Encourager la persévérance et l'excellence dans l'éducation et la formation reste la clé d'une société prospère et dynamique.